Le bien-être digestif du cheval est un enjeu majeur pour tout propriétaire ou professionnel de l’équitation. Parmi les troubles fréquents, le kotwasser, les ulcères gastriques et les coliques du cheval représentent des défis importants. Ces affections, souvent liées au système digestif, nécessitent une compréhension fine pour mieux les prévenir et les traiter. Cet article vous guide à travers ces pathologies, avec un focus particulier sur la colique du cheval, un problème qui inquiète souvent les éleveurs et cavaliers.
Comprendre le kotwasser : un signe d’alerte digestif
Le kotwasser, ou syndrome d’écoulement anal, se manifeste par un écoulement de liquide brunâtre le long des membres postérieurs du cheval, sans pour autant modifier la consistance des crottins, qui reste en général solide. Contrairement à une diarrhée, ce symptôme traduit souvent un déséquilibre du système digestif, souvent lié à un stress, un changement d’alimentation ou une flore intestinale perturbée. Le kotwasser peut entraîner des irritations cutanées si le liquide n’est pas nettoyé régulièrement. Le Kotwasser peut avoir plusieurs origines :
- Excès de fibres non digestibles
- Présence de mycotoxines
- Colonisation du système digestif par des levures ou des bactéries indésirables
Parfois une combinaison de ces 3 facteurs.
Pour traiter ce syndrome, il est essentiel d’identifier et de réduire les sources de stress et d’ajuster l’alimentation du cheval. La prise des compléments tels que le ReoVit® Mikrobiota ou ReoVit® Pro-pH qui assurent un effet prébiotique aide à rétablir la flore intestinale. Ce complément riche en fibres et sans céréales fournit des nutriments et des ingrédients actifs importants pour le bon fonctionnement du système digestif du cheval.
Ulcères gastriques : un mal sournois et fréquent
Les ulcères gastriques chez le cheval sont des lésions de la muqueuse de l’estomac, ou de l’intestin provoquées par une acidification du système digestif lié à l’alimentation et une érosion de la muqueuse. L’acidose digestive chez le cheval est causée (entre autres causes) par un excès de sucres et un manque de fibres digestives de qualité. Ce qui perturbe la flore intestinale et fait chuter le pH. Cela peut aussi être dû à l’érosion des muqueuses à cause de fibres non digestibles. Les inflammations qui en résultent entrainent une perméabilité intestinale accrue et des ulcères gastriques douloureux. Cela compromet l’absorption des nutriments et génère un inconfort digestif souvent sous-estimé.
Ces ulcères peuvent provoquer des douleurs abdominales, un appétit capricieux, voire des coliques. Les symptômes sont souvent discrets aux yeux des profanes, d’autant que le cheval fait son possible pour masquer ses douleurs et obéir coûte que coûte, ce qui complique leur détection. Un cheval atteint peut présenter des signes de coliques après les repas, du bruxisme (grincement des dents), ou une baisse de performance. La prise en charge implique un suivi rigoureux et des compléments très spécifiques et un suivi régulier de l’évolution.
Coliques chez le cheval : un danger à ne pas sous-estimer
La colique du cheval est une urgence fréquente et redoutée.
Qu’est-ce qu’une colique du cheval ?
Elle désigne une douleur abdominale intense liée à une perturbation du transit intestinal, pouvant aller d’une « simple colique » gazeuse du cheval à des formes plus graves comme les torsions du côlon. Nous retrouvons aussi la colique du cheval au pré. Cette dernière peut survenir au printemps, lorsque l’équidé découvre une herbe riche en sucres fermentescibles.
Les causes sont multiples :
- alimentation inadaptée,
- flore intestinale affaiblie
- stress,
- manque d’exercice,
- ingestion de sable,
- fourrage de mauvaise qualité,
- parasite.
Des changements brusques dans l’alimentation peuvent aussi le provoquer.
Quels sont les symptômes des coliques du cheval ?
Le symptôme de la colique gazeuse du cheval se caractérise par une accumulation excessive de gaz dans les intestins. Elle provoque une distension abdominale visible, une douleur intermittente ou persistante, une fréquence cardiaque et respiratoire élevée, ainsi que des bruits intestinaux anormaux. Les torsions du côlon quant à elles se manifestent par des douleurs abdominales intenses. Elles contraignent l’animal à se comporter de manière inhabituelle :
- S’asseoir en position de chien,
- Se jeter au sol,
- Se coucher fréquemment,
- Regarder ses flancs,
- Gratter le sol avec ses antérieures ou s’étirer de manière excessive.
Que faire face à une colique chez le cheval ?
Il est crucial d’agir rapidement dès l’apparition d’un symptôme de colique chez le cheval. Observez le cheval, notez les signes de douleur (sueurs, agitation, transpiration excessive, regard vers les flancs…). Certains signes physiques sont des indicateurs d’une colique sévère :
- Fréquence cardiaque et respiratoire élevée,
- Lèvre supérieure retroussée (réponse de Flehmen),
- Diminution ou absence de production de crottin,
- Abdomen distendu (accumulation de gaz ou de liquide en amont de la torsion),
- Gencives de couleurs pâles ou bleues dues à la mauvaise circulation sanguine.
Le meilleur réflexe consiste à contacter un vétérinaire. Le traitement dépendra de la cause et de la gravité, allant de la mise à la diète temporaire, à l’administration de médicaments, voire à une intervention chirurgicale dans les cas sévères. Vous pouvez aussi opter pour un traitement naturel de la colique du cheval quand c’est possible avec des huiles essentielles et des points d’acupressure. La prévention reste la meilleure des options avec une alimentation riche en fibres, la gestion du stress et l’utilisation de compléments spécifiques pour soutenir la digestion.
La colique du cheval dure combien de temps ?
La durée de la colique chez un cheval varie selon la nature du trouble. Les coliques gazeuses du cheval peuvent se résoudre en quelques heures grâce à un traitement approprié et du repos. En revanche, les coliques plus graves peuvent durer plusieurs jours et nécessitent souvent une intervention vétérinaire, voire une chirurgie.
Attention ! La colique peut entraîner la mort du cheval. D’ailleurs, c’est la première cause de mortalité chez les équidés. Les complications de cette pathologie incluent :
- l’arrêt du transit intestinal,
- la nécrose d’une partie de l’intestin,
- la péritonite (inflammations des membranes recouvrant les viscères),
- la septicémie.
Prévenir les troubles digestifs : une approche globale
La prévention des troubles digestifs passe par une compréhension approfondie du système digestif du cheval et une gestion adaptée. Voici quelques conseils clés :
- Offrir un foin de qualité en libre-service, et éviter les changements alimentaires brusques,
- Adopter une alimentation équilibrée et adaptée afin d’éviter la dysbiose, le déséquilibre du microbiote intestinal,
- Fractionner les repas en petites quantités plusieurs fois par jour,
- Surveiller la qualité de l’eau et éviter les boissons trop froides après l’effort,
- Limiter le stress, notamment en respectant la hiérarchie sociale dans les groupes de chevaux,
- Contrôler régulièrement la santé dentaire et parasitaire du cheval,
- Être vigilant face aux signes précoces de troubles digestifs.
Ces mesures permettent de réduire significativement les risques de coliques et autres pathologies digestives pour un meilleur confort et une meilleure performance de votre cheval.